La poésie francophone en Belgique : La Flandre

À l’aube de la Première Guerre mondiale, la poésie de langue française acquiert ses lettres de noblesse. Les poètes sont essentiellement issus de Flandre avec notamment Émile Verhaeren.

Maurice Maeterlinck se distingue aussi et le prix Nobel de littérature lui est décerné en 1911. De par son éducation bourgeoise, il rencontre certaines personnalités de son époque et, entre autres, la cantatrice Georgette Leblanc. Celle-ci est la sœur de Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin. Ensemble, ils fondent un salon composé d’artiste et d’érudits où se côtoient Oscar Wilde, Stéphane Mallarmé, Camille Saint-Saëns, Anatole France ou bien encore Auguste Rodin. Que du beau monde et de grands artistes issus de la littérature, de la musique et des arts plastiques.

Georges Rodenbach, quant à lui, poète et romancier, est le premier auteur belge à réussir à Paris. Correspondant pour « Le Journal de Bruxelles » dans la capitale française, il devient l’ami des artistes qu’ils soient écrivains comme Alphonse Daudet ou Frédéric Mistral ou peintres tels que Félicien Rops, Claude Monet ou Paul Cézanne.

Un autre poète flamand est Max Elskamp élu membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique de 1921 à 1931. Suite à un chagrin d’amour, il devient mélancolique. Cet état de tristesse ne le quittera plus et il plonge, petit à petit, dans la démence. Ses textes reflètent d’ailleurs la morosité, la nostalgie, la rêverie tout comme ceux de Rimbaud.

La poésie flamande est typiquement liée à sa région. Les paysages, les gens, la vie quotidienne inspirent les poètes. Ce style littéraire s’inscrit dans le courant symboliste. Ce mouvement permet aux artistes d’exprimer leur vision symbolique du monde par le biais d’œuvres empreintes de spiritualité. Le symbolisme a fait la réputation de la Belgique et est indissociable de l’histoire de l’art de notre pays.

Œuvres poétiques :

Max Elskamp (1862-1931) : « Dominical » (1892)

Maurice Maeterlinck (1862-1949) : « Pelléas et Mélisande » (1892)

Georges Rodenbach (1855-1898) : « Le Foyer et les Champs » (1877)