Lisez-vous le belge ?

Tous les professionnels actifs dans les différents secteurs du livre s’unissent contre la crise du Covid-19 par le biais d’une campagne appelée « Lisez-vous le belge ? ». Cette campagne vise à revaloriser les métiers de la chaîne du livre durement touchés lors du premier confinement et de la première vague liée au coronavirus. En effet, la chaîne a été cassée, rompue. Vous n’imaginez pas ce que l’absence d’un maillon peut briser ! Si les auteurs continuaient à écrire, la date de parution de leurs livres était repoussée, les presses des imprimeurs se sont tues et des romans en manque de lecteurs sont restés cantonnés, confinés dans des cartons. Le livre était en léthargie.

Puis, enfin le déconfinement est arrivé ! Le livre était mort, vive le livre ! La réouverture des librairies a permis aux romans, documents, biographies, bandes dessinées et bien d’autres d’être redécouverts comme un besoin essentiel tout comme la culture.

La campagne « Lisez-vous le belge » a ainsi vu le jour. Elle a pour but de nous faire redécouvrir la littérature belge à travers ses auteurs, écrivains et poètes mais aussi ses illustrateurs, ses scénaristes qu’ils soient néerlandophones ou francophones.

C’est avec grand enthousiasme que je me joins à cette initiative et je me réjouis d’avance de vous faire partager mes coups de cœur en littérature belge jusqu’au 25 décembre : Georges Simenon, Quentin Gréban, Gontran Toussaint, Hergé, Bart Van Loo pour son livre « Les Téméraires. Quand la Bourgogne défiait l’Europe », Barbara Abel, Emile Verhaeren, Maurice Carême, Jean Ray pour son roman « Malpertuis ». Je vous ferai part aussi de la littérature belge en général. Alors, restez bien connectés et surtout cultivez-vous !

Qu’ils viennent du nord ou du sud, tous ces gens ont offert et offrent encore à notre pays une littérature tellement riche et font la fierté de la Belgique !

Visite du “KBR museum”

Le 19 septembre dernier, après la visite de l’exposition autour du thème de la bande dessinée, je suis allée à la KBR (la Bibliothèque Royale de Belgique) découvrir leur tout nouveau musée consacré à la librairie des manuscrits des Ducs de Bourgogne datant du XVe siècle.

En guise d’introduction, nous entrons dans une chapelle sur le mur de laquelle est projeté un court document de mise en contexte. Christine de Pizan, une des premières autrices à avoir vécu de sa plume, retrace l’épopée des souverains les plus riches et puissants de leur temps : les ducs de Bourgogne. Leur territoire s’étendait à toute l’Europe. En plus de s’occuper de politique, ces chefs d’état étaient des amateurs voire des amoureux des arts et notamment des livres, les instruments du pouvoir et de la connaissance.

Après, nous apprenons la conception des manuscrits tels que ceux que les ducs de Bourgogne ont pu acquérir :

  • Le choix du support
  • Le matériel d’écriture utilisé
  • Le métier de copiste
  • Le métier d’enlumineur
  • La reliure

Enfin, nous entrons dans le vif du sujet avec la présentation des manuscrits plongés dans une lumière tamisée afin de ne pas altérer la luminosité des pages de ces ouvrages conservés habituellement dans l’obscurité.

Quelles merveilles tous ces chefs-d’œuvre devant mes yeux ! Ces ouvrages tout en dorures sont d’une préciosité rare. Les illustrations, les miniatures m’ont surtout impressionnée par leurs couleurs éclatantes.

La visite permet aussi des activités ludiques telles que d’essayer d’écrire en « minuscule caroline » à la plume ou en d’autres écritures ayant cours à l’époque, ou encore d’animer un petit théâtre de silhouettes détaillant la Cour de Philippe le Bon, duc de Bourgogne et seigneur des Pays-Bas bourguignons de 1419 à 1467.

Hélas, la visite se termine. Il est temps de revenir au XXIe siècle mais quel passionnant voyage dans le passé de notre pays. Je ne peux que vous encourager à le faire aussi. Belle découverte !

Expo « Fête de la BD 2020 »

Le samedi 19 septembre, je me suis rendue à l’exposition organisée dans le cadre de la « Fête de la bande dessinée » à la Gare Maritime de Tour et Taxis à Bruxelles. Cet événement se voulait une expérience immersive dans différents décors de bandes dessinées. L’objectif est, pour ma part, réussi. Les univers choisis étaient très diversifiés. J’ai visité le bureau de Gaston Lagaffe, j’ai traversé la rivière par un pont de singe à la rencontre de Yakari et j’ai suivi un cours de Monsieur Latouche en compagnie de Léonie Gratin et Ducobu. Je m’y suis vraiment bien amusée !

J’ai aussi été surprise de me promener dans le potager de Yasmina et de remonter le temps avec Lucien et découvrir ses phénomènes mystérieux. Quelles jolies rencontres ! Si vos enfants veulent lier connaissance avec eux, ils apprendront l’écologie et le développement durable avec Yasmina mais n’allez pas contacter Lucien par téléphone portable, ni par mail ! A son époque, ils n’existaient pas. Ce jeune garçon vit dans les années 1960 et veut partir à la chasse aux fantômes mais… il découvrira la vie sous un autre angle.

La série « Yasmina » comporte :

  • 1 tome : « Master-classe » paru aux éditions Dargaud, scénario et dessin par Wauter MANNAERT, sorti en 2020
  • 1 HS : « Yasmina et les mangeurs de patates » paru en 2018

La série « Lucien et les mystérieux phénomènes », quant à elle, comprend :

  • Tome 1. « L’empreinte de H. Price » paru aux éditions Casterman, scénario par Delphine LE LAY, dessin par Alexis HORELLOU, sorti en 2019
  • Tome 2. « Granit rouge » sorti en 2020

Le premier prix « Atomium des enfants » a, d’ailleurs, été décerné au tome 1 de cette dernière série. Cette récompense met aussi en avant l’importance pédagogique de cette histoire.

Dès que j’en ai l’occasion, je les achèterai dans la librairie de bandes dessinées préférée (« Ad Hoc » à Namur, bien sûr !).